Preview,  Saisonnier

Premières impressions sur les animes de cet automne 2022

C’est chouette l’automne. Je veux dire, c’est GIGA chouette. J’adore cette partie de l’année pour ses couleurs, sa cuisine (vive le potimarron) et sa fraicheur. Le retour des journées pluvieuses accompagnées d’un bon chocolat chaud… Et cet automne est d’autant plus agréable qu’il s’accompagne d’une production particulièrement riche et qualitative niveau animation japonaise. Nous le verrons, mais les fans de tranches de vie comme moi on a clairement de quoi se régaler cette saison.

Et donc nouvel article de premières impressions sur les séries que je vais suivre durant cette fin d’année. On ne vise pas du tout l’exhaustivité, mais il y a tout de même un panel plutôt large d’œuvres plus ou moins bonnes (souvent excellentes) histoire de se faire une idée parmi d’autres sélections. Si vous souhaitez élargir le spectre, je vous renvoie vers celles d’Amo, Anime Feminist et Sakugablog.


Si je suis la Vilaine, autant mater le boss final

12 épisodes | Crunchyroll | Maho Film

Les plans de mariage d’Aileen Lauren d’Autriche ont été soudainement rompus par son propre fiancé ! Sous le choc, elle se rappelle qu’elle s’est réincarnée en méchante dans un jeu de drague pour fille. Elle se souvient que son destin est funeste, mais qu’elle pourrait l’éviter en épousant le boss final, le roi démon Claude. Son nouveau plan : le séduire et vivre heureuse pour toujours.

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Une sorte de My Next Life as a Villainess: All Routes Lead to Doom! mais où l’on troque la gloutonne et simplette Katarina pour une protagoniste plus réfléchie, mais tout aussi tendre. L’objectif reste donc le même, à savoir s’éviter une fin funeste pour la protagoniste, qui usera cette fois de stratégies malignes (mais pas vicieuses) pour arriver à ses fins. Pas prise de tête pour autant, l’histoire avance même plutôt bien et c’est plutôt plaisant. Il est amusant de voir comment la relation entre la protagoniste et le « boss final » se construit, tant chacun essaye de garder la face entre deux élans de bienveillance touchante. Le tout est bien porté par une chouette direction artistique, colorée et chatoyante, qui compense une animation plus modeste. J’apprécie surtout la témérité de l’héroïne, ça donne très envie de la soutenir et de se sortir des mauvais coups qu’elle a pu subir. Enfin, petit point bonus sur l’opening que je trouve particulièrement entraînant.

En bref : Une sympathique série bien portée par son personnage principal

Akiba Maid War

12 épisodes | Crunchyroll | P.A. Works

Dans le quartier d’Akihabara, le café Tontokoton propose les meilleures maids, toutes plus attentives les unes que les autres pour le client qui s’y perdra. Mais la sélection est rude. Nous sommes au printemps 1999 et nous suivons le parcours de deux jeunes recrues qui vont apprendre à devenir la servante parfaite…

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Un sacré délire qui transpose des histoires de yakuzas à l’univers des maids à akihabara. On retrouve les règlements de comptes tandis que les traffic de drogues deviennent un marché noir de figurines rares. Le tout se fait en compagnie de soubrettes qui sont toutes aussi capables de bénir une omelette à coups de « Moe Moe Kyun » que de refroidir une rivale d’une balle entre les deux yeux. Il faut s’accrocher, et c’est clairement le genre de série où pour moi ça passe bien ou pas du tout. Juste essayer de donner sa chance jusqu’à l’épisode 2, le premier n’étant pas forcement très représentatif avec son final sanguinolent qui peut refroidir (justement). À voir tout de même comment le concept saura se tenir sur la durée, surtout avec l’implication quasi certaine d’un sub-plot plus sérieux qui peut sortir un peu du délire. Pour l’instant je suis à fond dans le truc, parce que le combo marche bien et voir des situations ultra sérieuses et graves mais tournant autour de maids ça suffit à m’éclater.

En bref : Tentez les deux premiers épisodes et voyez si vous accrochez à ce délire perché mais sacrement bien tenu.

Bocchi the Rock!

12 épisodes | Crunchyroll | CloverWorks

Hitori “Bocchi-chan” (la petite solitaire) Goto est une lycéenne introvertie qui ne vit que pour sa guitare. Chaque jour, elle ne fait rien d’autre que de gratter son instrument, toute seule à la maison. Cependant, sa vie change lorsqu’elle rencontre un jour Nijika Ijichi qui cherche une guitariste pour son groupe appelé “Kessoku Band”.

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Deux épisodes m’auront suffi pour être totalement charmé par cette série, et j’en suis tout de même assez surpris. Certes, c’est le Kirara de la saison1 mais je n’étais pas très emballé par ce mélange entre Comic Girls et K-ON! qui me semblait peu inspiré. On retrouve là le trope assez courant dans les histoires de ces magazines, à savoir une protagoniste introvertie qui saura s’ouvrir aux autres par le biais d’une activité parmi d’autres. Ça marche, de nombreux succès reposent même sur cette dynamique (Is the Order a Rabbit ? avec Chino, Comic Girls et Chaos, Au Grand Air et Rin, Hanayamata et Haru…), mais c’est une formule qui a tendance à me lasser.

Qu’à cela ne tienne, il a fallu que la série profite d’une production 5 étoiles au sein de Cloverworks, notamment par le somptueux travail de Kerorira sur le character design. Les premiers visuels laissaient présager quelque chose de très soigné dans ses visuels et son ambiance, et les premiers épisodes confirment pleinement cette direction. Les décors sont somptueux de détails (rien que la salle de concert où jouent les héroïnes est particulièrement fournie) et ça contraste très bien avec le chara design plus simple et coloré des personnages. L’accord va jusque dans la palette sobre pour atténuer les coloris vifs (Bocchi est rose, Nijika jaune…). Là-dessus ça tranche avec la plupart des productions Kirara mais rappelle fortement le ton plus réaliste de Au Grand Air qui réussissait une prouesse similaire. Niveau expressivité aussi c’est un vrai régal avec une flopée de character acting bien senti mais aussi des mises en scène fun et touchantes pour traduire l’anxiété sociale de Bocchi. L’anime ne fait pas vraiment dans la dentelle sur ce point, montrant à quel point ces angoisses peuvent asphyxier la vie d’une personne et l’inonder de pensées négatives. Ça rend le personnage assez relatable du coup, surtout si vous êtes un grand anxieux du quotidien (un peu comme moi). C’est du coup d’autant plus chouette de la voir s’ouvrir petit à petit, comme à la fin du second épisode.

En bref : Une tranche de vie fun et touchante sur l’anxiété sociale qui bénéficie d’une production incroyable. Un vrai bonbon pour les yeux et pour le cœur.

Spy x Family

12 épisodes | Crunchyroll | CloverWorks/WIT Studio

La paix entre toutes les nations du monde repose sur la mission la plus délicate que l’agent Twilight n’a jamais eu : se faire passer pour un simple père de famille. En effet, cette couverture lui permettra d’infiltrer une école de l’aristocratie afin de se rapprocher d’un politicien très important. Pour ce faire, Il a la couverture parfaite, sauf que sa femme est en réalité une redoutable tueuse à gages. Chacun ignore l’identité de l’autre, sauf leur fille adoptive qui est télépathe…

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A la base je pensais ne pas continuer l’adaptation de Spy x Family après que son premier court m’ait laissé sur une certaine faim, voire même déception. Et oui je fais partie de ces gens chiants qui sont assez peu emballés malgré la propreté indéniable de sa production. Mais le manque d’ambition dans la mise en scène se fait ici cruellement ressentir et l’on aboutit à une adaptation dont les principales qualités sont directement issues du matériel d’origine. Mais il n’a fallu que d’un opening pour me faire changer d’avis : ambiance automnale, accent mis sur le quotidien et la dimension familiale de la série, le tout avec une chanson signée Bump of Chicken. Rien que pour voir cette merveille chaque semaine je suis emballé donc let’s go.

Surtout que Spy x Family bah ça reste Spy x Family ! On est toujours face à cette très chouette comédie familiale (dans le scénario comme dans l’intention) sur fond d’espionnage. Anya reste inévitablement adorable et drôle, entre ses bouilles, ses « Waku Waku » et autres petits sons rigolos que lui procure Atsumi Tanezaki. Saori Hayami continue d’être parfaite en tant que Yor (qui est étonné ?) tandis que Takuya Eguchi reste toujours très convaincant en Loyd. Visuellement aussi c’est toujours impeccable, même si les décors – certes jolis – manquent d’une touche de personnalité. L’animation reste dans l’ensemble impressionnante, la composition chouette et donne une série visuellement très propre. C’est le mot. Si l’adaptation de Spy x Family devait être un parfum de glace, ça serait sans doute la vanille. C’est bon, quasiment tout le monde aime ça, on est jamais déçu, mais rarement impressionné. J’ai vraiment l’impression d’être ingrat en disant ça car l’adaptation n’est pas mauvaise, mais elle manque de caractère. Après, avoir une mise en scène constamment claire et lisible aussi bien d’un enfant que de parents non familiers aux animes, c’est peut-être ce qu’il fallait à un titre aussi grand public que Spy x Family.

En bref : Une comédie toujours aussi efficace dans l’action et l’humour avec une production très solide qui manque de panache selon un otaku ronchon qu’il vaudrait mieux ignorer.

Mob Psycho 100 III

? épisodes | Crunchyroll | Bones

Shigeo Kageyama, surnommé Mob, est un lycéen tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Pourtant, il possède de puissants pouvoirs psychiques, mais il préfère rester discret, afin d’avoir une vie la plus normale possible. De plus, il comprend en grandissant que ce pouvoir peut être dangereux et qu’il augmente en même temps que sa charge émotionnelle. Mais pourra-t-il contenir longtemps ses émotions ?

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Après avoir illuminé les années 2016 et 2019 de sa présence, Mob a décidé de bénir à son tour 2022 avec sa troisième saison. Facile d’être dithyrambique pour en parler tant la série est une réussite sur le fond comme sur la forme. Après 4 épisodes, on semble effectivement reparti pour un ride assez dingue à tous les niveaux : une réalisation brillante, une animation qui ose tout et une écriture toujours aux petits oignons. Toujours un plaisir de retrouver l’inventivité de One pour faire cohabiter des histoires de chasseurs d’esprits aux côtés du banal quotidien d’un collégien, tout en développant très justement ses thématiques sur la quête d’identité. Celle-ci s’annonce tout aussi passionnante qu’elle semble prendre un nouveau tournant dans l’évolution de Mob. Maintenant qu’il s’est construit une véritable estime de lui-même, il lui faudra désormais la confrontée à la réalité. Retrouver Reigen et sa nonchalance à peine voilée fait tout aussi plaisir, tout comme l’intégration de Serizawa dans son nouveau travail. Visuellement ça continue d’être somptueux avec des sakugas en pagaille, une direction artistique totalement maîtrisée (en particulier sur l’épisode 4) et une mise en scène inventive. Reste à voir où cette effervescence de qualités nous emmènera cette fois et vers quelle intensité.

En bref : Une série toujours aussi au top, presque insolente à banaliser autant de talent.

Presque mariés, loin d’être amoureux

12 épisodes | Crunchyroll | studio MOTHER

Dans une classe de lycée, un projet est lancé pour éduquer les élèves aux bonnes pratiques du mariage. C’est ainsi que Jirô Yakuin, célibataire, se retrouve pseudo-marié à une fille de sa classe assez extravagante, Akari Watanabe. Tout les oppose, mais peu importe : ils pensent chacun que cette expérience va leur permettre de se rapprocher de leur crush respectif. En attendant, ils doivent tout faire pour jouer le couple idéal !

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Une série qui convient parfaitement à mon pêcher mignon qui consiste à regarder des animes « pas ouf mais pas trop ». Un exercice d’équilibriste entre pester contre les défauts criants d’une œuvre tout en relevant ses qualités bien réelles. Dans le cas de cette romcom, on peut évidemment reprocher les designs de ses personnages féminins (particulièrement la protagoniste) qui ne sont là que pour offrir une multitude de gros plans douteux sur poitrines et postérieurs. On retrouve également de vieux tropes des séries graveleuses du genre, avec notamment tout un délire autour de la virginité masculine qui est moquée, le tout avec un « meilleur pote du mc » qui semble être une personne absolument détestable (un incel, certainement). Le concept en lui-même – former des jeunes à être un couple marié durant un semestre – se limite à un bête prétexte au service d’une histoire fade et de son fanservice gratuit. Une idée qui ne manque pas de potentiel pourtant, même dans son état actuel, comme montré en intro de cet article d’Anime Feminist (qui descend violemment la série, et c’est mérité). Ce qui sauve l’anime du néant c’est sa réalisation qui profite d’une DA avec de jolies couleurs et de quelques séquences franchement classes dans leur composition. Ça sera une compensation plus ou moins suffisante selon votre sensibilité aux points précédemment cités, et dans tous les cas cela reste mieux que l’autre romcom médiocre de l’automne.

En bref : « Pas la meilleure mais pas la pire » est une formule qui correspond bien à cette romcom un peu trop grasse mais qui a quelques fulgurances.

My Master Has No Tail

13 épisodes | ADN | LIDENFILMS

Mameda est une jeune tanuki capable de métamorphisme, dont le plus grand rêve serait de devenir une véritable humaine. Un jour, alors qu’elle se rend à Osaka, elle espère se fondre dans la masse en prenant l’apparence d’une attrayante jeune femme, mais est démasquée par les habitants de la ville. Dépitée, elle fait la rencontre de Bunko, une jeune conteuse de rakugo fascinant les foules, qui s’avère être également une créature surnaturelle. Mameda va alors lui supplier de la prendre comme disciple afin de lui apprendre les us et coutumes et des humains.

ADN

Depuis que j’ai vu Le Rakugo ou la vie, j’ai une affection toute particulière aux séries mettant en scène du rakugo. Et si My Master Has No Tail semble parti pour être une représentation plus modeste que le premier cité, elle n’en reste pas moins agréable à suivre. Son approche est également plus ludique avec une forte emphase sur les techniques de rakugo et la tenue de ces spectacles. Ça reste une manière simple mais néanmoins sympathique pour découvrir cet univers, surtout au travers des yeux de sa protagoniste passionnée. Cette dernière est d’ailleurs joyeusement doublée par MAO et apporte beaucoup au ton plutôt bon enfant de la série, bien aidée par ses visuels très colorés. Un peu lente à la mise en route, la série semble toutefois prometteuse sur les différents actes du rakugo, et de leurs théâtres, qu’elle pourra aborder puisque l’on rencontre déjà différents personnages à des postes variés.

En bref : Une manière légère de découvrir la pratique du rakugo et ses coulisses aux côtés d’une protagoniste rigolote.

Management of a Novice Alchemist

12 épisodes | ADN | ENGI

Sarasa obtient enfin le sésame tant convoité : son diplôme d’alchimiste au sein de l’académie royale. Pour la récompenser, son professeur lui fait don d’une boutique, ce qui enchante particulièrement la jeune fille qui aspire à mener une vie paisible au fin fond de la campagne. Pourtant, celle-ci s’avère être dans un état des plus vétustes, ce qui n’attire pas la clientèle… Afin de devenir l’une des plus grandes alchimistes du pays, Sarasa va devoir faire preuve d’une ingéniosité sans pareille pour parfaire son apprentissage.

ADN

J’ai commencé cet anime parce que ça ressemblait à Atelier Ryza. Fin de la review.

Plus sérieusement, je l’ai bien commencé pour cette raison mais aussi parce que ça avait l’air d’être la série de fantasy un peu chill de la saison. Un délire qui me plait, même si je sors difficilement du visionnage de In the Land of Leadale. Et passé 3 épisodes, elle remplit sympathiquement ce rôle. Visuellement c’est coloré et mignon, même si l’on reste sur un univers très générique. Même les character design sont plutôt fades, en dehors de celui de l’héroïne qui reste très inspiré. Ce côté cheap ne semble pas empêcher quelques fulgurances, comme avec cette intense séquence dans l’épisode 3. À voir par contre si l’histoire va multiplier ces séquences d’actions et de tensions dramatiques – ce qui est un peu ma crainte – ou si elle restera globalement sur du cute girl doing alchemy things.

En bref : Un anime pour les fans des jeux d’Atelier, ou de tranches de vie chill dans un univers de fantasy. En tout cas ça se regarde assez tranquillement.

Chainsaw Man

12 épisodes | Crunchyroll | MAPPA

Denji est un adolescent qui vit avec son chien-démon-tronçonneuse, Pochita. À cause d’une énorme dette que son père a laissée derrière lui, le garçon se retrouve dans la misère la plus totale, cherchant avec Pochita à rembourser l’argent en récoltant des cadavres de démons pour le compte d’une organisation.

Un jour, Denji est trahi et tué. Encore conscient, il passe un contrat avec Pochita et renaît sous le nom de Chainsaw Man, un homme au cœur de démon…

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C’est le poids lourd de cet automne et au-delà du matraquage médiatique dont la série profite, c’est surtout pour moi l’occasion d’avoir enfin un premier contact avec la fameuse œuvre de Fujimoto. Et bah c’est plutôt cool, hâte d’en voir plus. Voilà.

Blague à part, c’est évidemment très soigné sur la technique, avec de superbes plans ainsi qu’une esthétique globale maitrisée. Et c’est tout ? Je n’irai pas à dire que c’est comme avec Spy x Family où la mise en scène manque franchement d’ambition, car ce n’est pas le cas. Disons plutôt que la direction prise par cette adaptation m’apparait comme relativement ennuyeuse et convenue, avec un accent mis sur le réalisme. Alors certes, il y a des plans mémorables et des séquences d’animation impressionnante. Mais elle ne porte pas sa propre identité, rappelant beaucoup trop Jujutsu Kaisen. C’est à un point où je suis convaincu que l’on peut faire un montage en piochant dans les deux séries sans qu’on les distingue. Enfin, mais là bien plus personnel, ce qui porte sans doute le plus préjudice à la série, c’est qu’à côté il y a la saison 3 de Mob Psycho 100, Do it Yourself! et surtout Bocchi the Rock!. Trois séries qui correspondent bien plus à comment utiliser l’animation pour véhiculer des émotions et des ambiances ainsi que raconter une histoire. Alors c’est vraiment très subjectif pour le coup, et j’ai l’impression de cracher dans la soupe alors que je vais tout de même me regarder toute la série. Peut-être suis-je un peu déçu dans mes attentes tant la série semblait se prêter aux fantaisies visuelles. C’est dommage, mais on saura se satisfaire des jolies compositions offertes par la série et ses envolées sakugaesques (j’écris sans avoir vu l’épisode 3). Surtout, l’histoire ne me laisse aucunement indifférent. Makima est effectivement un personnage particulièrement intrigant, tandis que la simplicité presque misérable de Denji le rend instantanément attachant. Là-dessus, j’ai très hâte d’en découvrir davantage, même si je sens déjà venir la frustration d’avoir une adaptation incomplète au terme de ces 12 épisodes, mais hé, c’est le jeu.

En bref : C’est magnifique visuellement à défaut d’avoir sa propre patte, et son intrigue donne envie d’en savoir rapidement plus.

Do It Yourself!

12 épisodes | Crunchyroll | PINE JAM

La construction de meubles partage de nombreux points communs avec la construction d’une amitié. L’intention, l’effort et le travail acharné sont nécessaires tant pour l’un que pour l’autre. Voici l’histoire des membres d’un club de bricolage qui se consacrent aux deux en même temps. Rien n’est jamais acquis d’avance, mais cela ne les arrête pas. Meubles et amitiés, elles construisent leur avenir de leurs propres mains !

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C’est, avec Bocchi the Rock!, l’autre tranche de vie à la technique complètement folle de cette saison. Sur le fond, on est sur du très classique « club sur x thématique et puis oh il faut recruter des membres sinon il va disparaître » mais tout aussi efficace. Surtout que les différents personnages sont assez chouettes, à commencer par sa très maladroite protagoniste Self, souvent dans la lune. Sa relation avec sa voisine et amie d’enfance Miku « Flanflan » est rigolote tant l’une est à l’ouest tandis que l’autre joue la méga tsundere de service. Un poil frustrante aussi car on a envie de la voir rejoindre le club de DIY au plus vite mais hé, cet archétype a un standing à tenir. Tout ça pour dire que les persos sont chouettes à défaut de transcender l’originalité, mais ça permet aussi d’avoir quelque chose d’assez maitrisé.

C’est plutôt sur sa technique que le titre brille le plus. Visuellement c’est superbe, avec une atmosphère légère et un poil extravagante dans sa représentation d’un japon légèrement futuriste. Elle arbore de somptueux tons pastels qui s’accordent particulièrement bien au character design de Yuusuke Matsuo, un des hommes forts du merveilleux Encouragement of Climb. Le character acting est assez merveilleux tout comme les séquences de bricolages qui bénéficient d’un soucis du détail, notamment dans les gestes, assez bluffant. Les fans de sakugas y trouveront facilement leur compte, perso c’est plus l’expressivité des personnages par leurs gestes et expressions qui m’enchante.

En bref : Une très belle série dont le soucis du détail et la légère viennent ravir les yeux comme le cœur.

Je ne les ai pas vu mais ça a l’air pas mal

La saison 4 de Encouragement of Climb, malheureusement indisponible chez nous malgré une tentative chez ADN (qui n’a pu aboutir sans trop que l’on sache pourquoi). En attendant le reste de la série est dispo chez … ah bah personne parce que Crunchyroll a perdu la licence ahah yes !! De toute façon ils n’avaient que les saisons 1 et 3, donc pas d’autres choix que le tipiak pour profiter de cette perle du iyashikei autour de la randonnée en montagne. Le nouveau Gundam, The Witch from Mercury, me fait pas mal de l’œil également mais je n’ai pas eu le temps de le commencer avant de publier mon article (je compte vite rattraper ça, ne serait-ce que pour la fluffy-girl). La saison 2 de To Your Eternity peut valoir le coup d’œil, surtout avec son changement de staff et l’arrivée de Kiyoko Sayama à la réalisation, elle qui a déjà réalisé la seconde saison d’Amanchu (!!). Enfin, je suis assez curieux de tester le spin-off comique de Détective Conan, The Culprit Hanzawa (Apprenti Criminel en France) qui tourne autour de cette silhouette sombre et suspecte emblématique de la série. De même pour Play It Cool, Guys qui semble être une comédie tranquille avec des mecs qui essayent de la jouer cool mais sont juste ultra clumsy, un concept séduisant.

Play It Cool, Guys / Mobile Suit Gundam : The Witch from Mercury


C’est tout pour cette saison chargée en qualité et en variété. Pour ma part c’est un régal juste avec Bocchi the Rock!, Do It Yourself! et la saison 3 de Mob Psycho 100. Je reviendrai probablement un peu plus en détails sur certaines de ces séries une fois qu’elles seront terminées au travers de gaekothèques, car oui j’ai relancé le format avec une formule plus légère (1 œuvre = 1 article). Vous pouvez les consulter ici et j’espère en pondre encore pas mal avant la fin d’année, d’autant que ça me permet enfin d’écrire un peu plus souvent par ici ! Sur ce, n’oubliez pas d’aller tester Bocchi the Rock!, mais pourquoi pas aussi « l’autre » série d’introversion, Hitoribocchi no Marumaruseikatsu, et son école du rire tenue par une caïd redoutable (ou presque) !

Do It Yourself!
  1. Et le dernier d’une année 2022 qualitative, avant que de nouvelles annonces prennent la suite comme Hoshikuzu Telepath et la saison 3 de Au Grand Air ↩︎

Sociologue des weebs. Se nourrit de moe et d’iyashikei. Anima Yell c’est l’amour.

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