C’est une sacrée saison estivale qui s’achève, pas seulement pour ses températures atroces mais aussi pour ses nombreux chouettes animes (ce qui est plus sympa). De quoi dresser un bilan assez positif avec ses pépites pour onze séries au total. Comme souvent, je pense être plutôt bon client, mais cette saison me paraît particulièrement qualitative pour une période de l’année traditionnellement plus creuse dans les productions, en nombre comme en qualité. À tel point que j’ai loupé quelques titres, comme le très tentant Jaadugar, mais j’en touche quelques mots en fin d’article.
Pour le reste, c’est un bilan classique, avec les séries triées par ordre alphabétique. Il est également disponible sur Instagram avec l’exact même contenu, juste la présentation visuelle qui change. Ça ne devait être qu’une petite série de posts pour là-bas, mais le temps passant a mis le bazar dans mes plans et je me suis retrouvé à plutôt faire un bilan. C’est la vie, ne cherchez pas la logique, au moins c’est dispo ici sur le blog. C’est l’essentiel.
Bonne lecture !
🎸BanG Dream YUME∞MITA | Crunchyroll
C’est un sacré dossier auquel on s’attaque là, parce que si BanG Dream a toujours été en forme niveau anime (surtout depuis 2023 avec It’s MyGO!!!!!), YUME∞MITA c’était un vrai délire à lui seul.
De base, on retrouve le schéma standard de la franchise avec une série focus sur un girls band composé de cinq membres, avec ici en plus le gimmick virtuel puisqu’il s’agit de vtubeuses. L’ambiance se veut plus colorée et déjantée que les dernières itérations, rappelant presque la légèreté de la première série. Et si la comédie reprend effectivement une place importante dans le ton global, on garde la tension dramatique accrue apportée ces dernières années. C’est bien dosé et les deux tons de la série se mélangent à merveille.
Il y aurait beaucoup à dire sur les nombreux thèmes brassés par l’anime (cyberharcèlement, dépression, l’absence de confiance en soi…) tant chaque personnage a son lot de problèmes. C’est parfois un peu survolé mais rarement trop vite expédié. Chacun a un développement plaisant à suivre, malgré des moments un peu difficiles (je défendrai Miyako jusqu’à ma mort). On reste sur cette tendance de groupe génialement dysfonctionnel avec des personnalités très, voire trop, éclectiques. La réalisation, particulièrement rafraîchissante avec son côté très cartoon, s’amuse énormément à mettre en scène ses personnages.
Puis il y a Viola. Certainement de loin l’idée la plus géniale de la série, membre d’un autre groupe et ancienne « collègue » d’Arale qu’elle prend un malin plaisir à torturer psychologiquement. Littéralement ? C’est assez dingue de penser que quelqu’un, durant l’écriture de la série, a eu l’idée d’intégrer une antagoniste aussi absurdement méchante à un degré cartoonesque. C’est aussi ridicule que génial et c’est parfaitement géré jusqu’au bout. Elle alimente constamment le drama de la série avec un sens de la dramaturgie absolument savoureux, tout en se révélant être thématiquement très adéquat à la franchise. Puis son toxic yuri avec Miyako, bien alimenté par la seiyuu de celle-ci sur Twitter, était une expérience à vivre.
Un sacré bazar sacrément agréable à suivre, comme souvent avec BanG Dream !

🧜🏻♀️ Goodbye, Lara | Crunchyroll
Série originale célébrant les 15 ans du studio Kinema Citrus (Revue Starlight, Made in Abyss, …), il s’agit d’une réinterprétation modernisée du roman de La Petite Sirène de Hans Christian Andersen dans un contexte moderne. Dans cette version, Lara, la princesse sirène, ressuscite 200 ans après un échec amoureux mortel avec un humain. Dorénavant, elle va devoir partir en quête de son « amour véritable » afin de restaurer la lumière sacrée dont sa famille et son peuple tirent leur énergie.
Il y a un truc qui marque d’emblée, c’est la beauté de ses visuels. Il y a une esthétique très fortement inspirée par le look des animes des années 80/90, et ça va jusqu’à la production de quelques plans de l’opening en celluloïd, comme à l’époque. Bon, ça sert surtout comme anecdote de production qui permet de produire un peu de contenu pour le marketing de la série, mais ça pose l’idée.
Et pas de doutes, la série est très belle. Les couleurs sont superbes, les effets de lumière ou de l’eau sont à tomber. Le tout allant de pair avec une excellente mise en scène particulièrement signifiante par ses cadrages, ses choix de compositions, etc. On n’est pas juste sur une belle série, on est sur quelque chose qui parvient à raconter énormément par ses visuels au service d’une histoire où la symbolique a énormément d’importance.
La question centrale étant celle de Lara devant trouver sa « lumière » pour sauver ses proches. Une quête étouffante avec un objectif vague qui va énormément questionner la nature de l’amour mais aussi comment elle peut dicter nos vies. C’est très bien exploré au fil des épisodes, à travers la relation de Lara avec Mari, une boxeuse lycéenne plutôt renfermée et solitaire, ainsi que Luca, un mec un peu dans son monde aimant peindre, mais aussi un tas d’autres rencontres.
C’est vraiment une belle série, qui se ramasse malheureusement pas mal sur sa fin. Le voyage était beau (surtout l’épisode 11) mais la destination est, meh, décevante. À essayer tout de même pour sa beauté visuelle et de beaux messages. Belle série, mais très mauvais yuri.
PS : Je fais des efforts pour ne pas tout jeter de la série mais j’ai vraiment pas du tout aimé la fin.

🎪 GROW UP SHOW -Sunflower Circus- | Crunchyroll
Une plongée dans le monde du cirque des années 60, sous la forme d’un Cute Girl doing Circus Things, pourquoi pas ? La série marche bien, notamment grâce à une troupe de personnages sympathiques que l’on apprend à connaître au fil des épisodes. Le tout avec en fil rouge l’évolution de Mizuka, la protagoniste et fille d’une légende du cirque dont elle garde désormais ses distances de manière bien étrange. Elle va participer à l’évolution de tout ce petit monde qui va aussi déteindre sur elle-même, bref une histoire à grands coups de found family bien sentie.
Mizuka est une héroïne rigolote à suivre, avec une personnalité très spontanée et n’hésite pas à y aller direct si elle a quelque chose à dire. C’est bien dosé pour ne pas la rendre non plus détestable et ça donne pas mal de moments vraiment drôles où elle met les pieds dans le plat.
La série marche bien dans l’ensemble et propose un divertissement de qualité, même s’il n’y a rien de très renversant non plus. C’est tout de même suffisamment sympathique pour passer un bon moment et en fait une production originale à essayer derrière les incontournables de la série comme Goodbye, Lara. Mon seul reproche tiendrait surtout dans l’ambiance visuelle qui rappelle timidement l’époque de l’histoire. Il y a bien des tenues d’époque et quelques décors pour la souligner, mais c’est dans l’ensemble assez faible et on oublie ce détail rapidement. Pour le reste, la technique est très correcte même si on perçoit où les économies ont été faites pour permettre de consacrer le maximum de ressources aux scènes les plus essentielles. Et j’aime bien les gimmicks de la mise en scène avec les fonds colorés assortis aux personnages (rouge pour Mizuka, etc.) et les très nombreuses fois où ils font des têtes d’ahuris avec des gros yeux.
Une bonne surprise à essayer pour se détendre un peu !

🐿️ Hanaori-san Still Wants to Fight in the Next Life | Crunchyroll
Un bon anime marrant avec un humour un peu shitpost qui marche bien sur moi, en plus de pas mal s’amuser avec ses propres genres. On est pas loin de la parodie d’isekai avec des bouts de romcom scolaire et de science-fiction. La série s’amuse à toucher un peu à tout et ça lui réussit plutôt bien.
On est sur un reverse-isekai où Ryuusei, un ancien Roi-Démon, devient prof dans un lycée après avoir été réincarné dans notre monde. Le petit twist en plus étant que parmi les élèves se trouve Metero, l’héroïne qui l’avait vaincu dans son ancien monde avant d’être elle aussi réincarnée. Ajoutez à ce setup déjà bien perché d’autres personnages tout aussi farfelus comme des sorcières et vous obtenez un sacré vivier comique. À l’origine, j’étais refroidi par la relation entre Ryuusei et Meteor, puisqu’on est sur du prof/élève, mais c’est sauvé par le fait qu’ils se connaissent d’avant avec plutôt une dynamique d’ancien Roi-Démon et héroïne, ainsi que l’absence d’une différence d’âge évidente. C’est tout de même un point à mentionner, même quand c’est fait de manière aussi indolore (il n’y a pas de rapport de pouvoir malsain, par exemple).
Pour le reste, on est sur de la comédie absurde et efficace. Les premiers épisodes ne sont pas les plus engageants avec un rythme un peu feignant qui se contente d’enchaîner les gags, mais c’est avant que la série ne prenne son rythme de croisière en élargissant petit à petit son lore. Niveau animation, c’est correct sans plus, rien d’affreux et le chara design rend bien, juste rien de très mémorable de ce côté-là.
À tenter pour ceux qui aiment l’humour un peu bête, les personnages extravagants ou les séries qui s’amusent à détourner leurs propres tropes !

🧹 Heroine? Saint? No, I’m an All-Works Maid (and Proud of It)! | Crunchyroll
Un isekai centré sur une jeune femme réincarnée dans l’univers d’un otome game où elle est censée incarner la sainte héroïne qui pourfendra le Roi-Démon maléfique à son retour. Sauf qu’elle souhaite juste devenir la meilleure maid du monde. On devine d’emblée que le concept n’a rien de bien sérieux et ça marche même plutôt bien. C’est drôle de voir un personnage absurdement doué dans les tâches ménagères, bien aidé à grands coups de magie divine.
L’humour ne tient pas qu’en ça et joue allègrement sur le fait que cette héroïne désormais reconvertie en maid chamboule sans le savoir tout le scénario de cet univers, amenant à des tonnes de quiproquos et autres situations absurdes. La série tente même des choses en incluant d’autres personnages réincarnés et fins connaisseurs du jeu, qui vont s’épuiser à comprendre tout ce bazar.
C’est souvent drôle, donc, mais là-dessus l’histoire se complexifie parfois inutilement. Les sous-intrigues sont multiples, parfois anecdotiques, mais la multiplication rapide des personnages rend la narration parfois confuse. Un problème récurrent de ce genre de série, surtout basée sur un concept absurde et qui peine à intéresser dès que l’intrigue s’en éloigne et devient plus sérieuse. Heureusement, cela reste assez minoritaire sur l’ensemble de l’histoire.
Autre bémol, assez évident, c’est la technique très moyenne. Beaucoup de décors réutilisés (la série ADORE sa vue aérienne du pensionnat) avec un environnement qui a très peu de personnalité visuelle. Là encore, assez classique sur ce genre de production. Dommage car le character design reste joli….tant qu’on reste sur le casting principal, après l’inspiration n’est plus trop là. Il y a bien pire, et pour une production cheap ça tient même pas trop mal la route, mais les limites techniques se remarquent très vite.
Je me suis tout de même bien amusé à suivre cette maid overcheatée et sa maitresse très très attachée à elle (l’illustratrice du LN d’origine étant Yukiko, l’autrice de Futaribeya, cela me semble impossible qu’elle ne ship pas ces deux ensembles). Ça divertit gentiment, en somme.

🍪 Je veux t’aimer jusqu’à ta mort | Crunchyroll
Une adaptation de yuri en anime pas mal attendue depuis le pilot trailer dévoilé en mars 2025. Un an et demi après, et un changement de réalisateur plus tard, la série est bien là, avec la qualité de production que l’on pouvait en espérer. L’animation est soignée, que ce soit pour les séquences plus « tranches de vie » que celles d’action, et les environnements sont joliment représentés. Il n’y a que la réalisation qui pèche un peu, ne parvenant pas toujours à mettre en valeur ces qualités techniques bien réelles par une mise en scène pas toujours très inspirée.
Côté histoire, on est sur un univers cruel où des orphelins sont formés à la magie pour se battre dans une guerre qui s’éternise depuis des années, avec son lot de pertes humaines plus que fréquentes. C’est ce qu’a encore récemment vécu Sheena, l’une des deux héroïnes, avec la perte de sa colocataire d’alors. Celle-ci est rapidement remplacée par Mimi, une mystérieuse jeune fille à l’attitude enfantine qui contraste avec ses redoutables et sanglantes aptitudes au combat.
Une grosse part de la série tourne autour de cette relation marquée par la grande empathie de Sheena, mais aussi de sa faiblesse, bien opposée à une Mimi beaucoup plus insensible aux horreurs de la guerre alors qu’elle enchaîne les batailles. Le jeu de contraste est évident et marche plutôt bien pour appuyer la cruauté de cet univers tout en développant une attachante complicité entre les deux protagonistes. Le fait que le conflit soit aussi désincarné fonctionne bien pour appuyer l’horreur de la guerre dont on ignore finalement les raisons de son existence, ni même de qui elle oppose concrètement.
J’appréhendais pas mal le côté très dramatique, mais finalement « ça va ». Ça ne joue pas le tire-larme non plus et développe son propos avec d’autres personnages, comme la prof et l’infirmière, assez tranquillement. C’est la série sur laquelle je suis le moins avancé de cette liste (seulement 5 épisodes vus sur 12), je me doute que le plus douloureux reste à venir. Une belle découverte en tout cas, qui donne envie d’essayer le manga (dispo chez Meian).

😈 KAIJU GIRL CARAMELISE | Crunchyroll
Ma belle surprise de la saison, puisque je n’avais pas prévu de regarder l’anime à la base. Le concept improbable et la qualité de la production ont fini par me convaincre, sans regrets.
L’histoire, en soi, est simple. Kuroe est une lycéenne renfermée sur elle-même et broie du noir avec ses complexes, sans aucune amie. Ce qui n’empêche pas d’avoir un faible pour Minami, le beau garçon de la classe et dont l’intérêt ne semble pas à sens unique. Le twist étant que Kuroe est en réalité un kaiju, capable de se transformer en monstre géant dès que ses émotions s’emballent.
Forcément, ça crée quelques difficultés pour vivre normalement et ça permet à la série d’aborder en filigrane de nombreux aspects de l’adolescence avec une certaine originalité. C’est surtout efficace pour parler d’acceptation de soi, un thème récurrent même au travers d’autres personnages que Kuroe. Les épisodes centrés sur Airi, une pro du maquillage après un amour déçu au collège, étaient particulièrement géniaux.
L’aspect romance marche aussi très bien, déjà parce que Minami est un énorme green flag qui apprend de ses propres défauts. Mais aussi parce que sa relation avec Kuroe est très attachante, on prend beaucoup de plaisir à les voir évoluer.
La production est de qualité, en plus, notamment pour les nombreux moments que Kuroe passe sous forme de kaiju. La CGI est propre et à aucun moment la série ne paraît cheap (ce qui était une de mes craintes à la base).
C’est une romcom vraiment originale et mignonne à essayer, que ce soit en anime ou par le manga, disponible chez nous via Ototo (donc parution compliquée, bref…).

⚡️Sparks of Tomorrow / Étincelles de Demain | Netflix
Un an après le fantastique City, le nouveau Kyoto Animation part dans un registre radicalement différent et même assez neuf pour le studio. Après avoir passé ces dernières années à conclure ses œuvres phares (Free! en 2022, Sound! Euphonium en 2024) ou réaliser quelques suites (Miss Kobayashi’s Dragon Maid, City que l’on peut voir comme suite spirituelle de Nichijou), cela fait du bien de voir KyoAni partir sur quelque chose de totalement inédit.
Ici, on part donc dans le Kyoto au tout début du 20ème siècle où Kihachi et Inako vont tenter de concrétiser les balbutiements de l’électricité en créant des inventions qui pourront exploiter cette nouvelle énergie. Une ambition à laquelle se mêlent des histoires de deuils, d’amour et de rêves à poursuivre. Tous ces éléments s’incarnent au travers du « catalogue électrique » ou plutôt Seiroku, grand frère décédé de Kihachi, qu’ils ont créé ensemble en compilant des idées d’inventions. Ce n’est qu’une portion de l’héritage du personnage que le reste du récit se charge d’explorer, entre regrets et volontés de perpétuer ses rêves pour l’avenir.
Tout ça donne une histoire bien prenante par bien des aspects, tout en sachant garder une bonne dose de légèreté. Ce fut même ma première surprise en débutant la série, c’est de voir à quel point elle parvient à être très cartoonesque, aussi bien dans son ton que dans ses visuels, avec des tronches comiques qui détonent du cadre global bien plus réaliste. Tout cela rend merveilleusement bien, et ça rend la série très agréable à suivre. On s’attache rapidement aux protagonistes, Kihachi et Inako formant un super duo, tandis que les mystères englobant Seiroku et ceux qui l’ont connu fascinent.
Inutile de dire que visuellement, c’est superbe. On connaît la rigueur de Kyoto Animation pour toujours produire des œuvres de qualité et celle-ci n’y déroge pas. Il y a un travail formidable sur les jeux de lumière, souvent cruciaux pour l’électricité, et les décors avec les décors peints, parfois presque brumeux, de ce monde encore abondé par la vapeur. Tout en incorporant des éléments plus comiques sans dénoter du reste, notamment grâce à un excellent character design.
Bref, une série impeccable qui en fait un des nombreux incontournables de cet été.

🔄 Though I Am an Inept Villainess | Crunchyroll
De l’échange de corps dans un contexte de cour impériale chinoise, c’est une proposition plutôt alléchante rappelant les bons souvenirs des Carnets de l’Apothicaire sans trop s’en rapprocher. Si ce n’est pour partager le fait d’avoir une protagoniste trop cool et une intrigue bien ficelée.
Toute l’histoire tourne donc autour de cet échange de corps procédé entre Reirin, la favorite de l’empereur, et Keigetsu, concubine rivale détestée jusque dans sa propre cour. Si l’échange est fait dans le but de nuire à Reirin, c’est bien elle qui va le plus en profiter en recevant le corps en parfaite santé de Keigetsu, le sien habitué à une fragilité constante.
La ténacité de Reirin et sa capacité à tourner positivement presque tout ce qui lui arrive en font une héroïne géniale à suivre. Son optimisme, s’il est parfois teinté d’une part de naïveté, est profondément marqué par une forte volonté de croire en l’autre et la bienveillance. Autant dire que j’adore ce genre de personnage et que son caractère fait vite mouche, surtout qu’elle ne manque pas de répliquer comme il faut quand cela devient nécessaire. Mais c’est ce qui rend sa relation avec Keigetsu absolument merveilleuse, puisqu’elle lui apporte à peu près tout ce dont elle avait manqué jusque là (globalement : de l’amour). Et rien ne va m’arrêter de les ship ensemble, leur dynamique est juste trop incroyable (et merci AO3 d’être là pour me permettre d’apprécier une direction que la série ne prendra jamais).
Le reste de la série est lui aussi très bon, avec des intrigues de cour et une pointe de fantastique la rendant captivante à suivre. La présence de magie (c’est ce qui permet leur échange à la base) reste légère mais apporte une touche mystique appréciable. C’est une belle série, aussi bien dans ses environnements que ses designs et son animation soignée. Et c’est bien servi par la réalisation maitrisée de Mitsue Yamazaki, qui avait déjà dirigé le très cool Zenshu l’année dernière. Hâte de repartir pour un tour l’hiver prochain avec le second cours déjà annoncé !

💞 You and I Are Polar Opposites – Saison 2 | Crunchyroll
Quel plaisir de retrouver ce qui est déjà certainement ma comédie romantique préférée de cette année. D’ailleurs, 2026 nous gâte puisqu’après sa première saison l’hiver dernier, cette suite arrive juste après celle de The Ramparts of Ice, autre série de Koucha Agasawa à être adaptée et qui reviendra cet automne pour sa seconde saison. À peine on termine une pépite qu’une autre prend la suite, quel plaisir.
Pour en venir à cette saison 2 de Polar Opposites, on retrouve toutes les qualités de la première avec un humour affûté et des personnages merveilleusement bien écrits. La comparaison avec Skip & Loafer est facile, mais elle souligne assez bien le talent d’écriture de l’autrice pour proposer des protagonistes attachants dont les personnalités nuancées ne cherchent pas à masquer leurs défauts mais au contraire à les explorer. C’est d’autant plus évident dans cette suite que certaines romances prennent en épaisseur, en particulier Nishi et Yamada (mes chouchous !). On voit beaucoup plus de Taira, très bon exemple d’écriture d’un personnage à la base plutôt antipathique mais ici parfaitement traité, avec beaucoup de remises en question, et sa relation avec Azuma (qui a elle aussi droit à de bons développements). Cela s’étend même aux personnages secondaires avec Honda, l’amie de Nishi, qui a droit à sa petite mise en avant.
On reste sur une adaptation très pétillante et colorée, rien à redire là-dessus, et ça gère tout aussi bien les séquences introspectives ou autres scènes plus « sérieuses ». La série maitrise totalement les nuances de tons, même si on reste sur quelque chose de très wholesome dans l’ensemble. Il y a juste ce soin dans l’écriture qui rend encore plus savoureuse l’avancée de chaque personnage et l’évolution des romances qui grandissent tout autant qu’ils parviennent à franchir de nouvelles étapes.
Une merveille absolue, et je recommande à tous ceux qui l’ont apprécié de tenter l’autre série de l’autrice, The Ramparts of Ice, qui explore encore davantage la psychologie de ses personnages. 2026 est l’année de Koucha Agasawa et, wow, quel plaisir de vivre ça.

🕹️ Young Ladies Don’t Play Fighting Games | Crunchyroll
Ah oui les « gaymeuses ». Une série de sport version gaming où des élèves d’une école pour jeunes filles bourgeoises vivent en cachette leur passion pour les jeux de combat et prennent part à des tournois. Il y a énormément de passion qui se dégage de la série pour ce type de jeu et surtout de ses communautés, avec une ambiance censée rappeler les salles d’arcade où tout le monde se réunit pour jouer entre eux.
Une sacrée bonne série qui n’a pas besoin de forcer son talent pour être très cool à suivre. Le côté comédie marche particulièrement bien, avec une certaine dérision sur la passion extrême de ses personnages qui ne pensent qu’au GAMING. Surtout avec Mio qui a un peu l’autisme du versus fighting, tellement c’est son addiction dans la vie, quitte à affronter sa mère à la bagarre (et réelle, pas de la baston virtuelle). Ou quand Aya s’est volontairement explosé le crâne durant sa manche contre Gekido pour se réveiller. Ça se veut très, souvent trop, intense pour du simple jeu vidéo, mais cette exagération rend le tout très drôle à suivre.
Les relations entre les personnages sont aussi très chouettes, notamment Aya et Mio qui alimentent allègrement tout le côté « sous-texte » yuri du titre (même si c’est plus texte que sous). C’est agréable de les voir rivaliser mais aussi s’épauler dans ce qui est avant tout le partage d’une passion commune. Inui et Tamaki complètent bien ce quatuor principal pour offrir une palette diversifiée de types de joueuses. Par contre, ça n’aborde pas vraiment la place des joueuses dans ces communautés très masculines, un peu dommage. Peut-être que c’est fait plus tard dans le manga, ce qui serait pertinent vu le concept de base.
Visuellement, on est sur une prod vraiment propre avec un bon chara design et une animation qui fait le travail. Il y a l’usage de réelles séquences de Street Fighter™ 6 pour illustrer les affrontements virtuels, ce qui marche bien pour ancrer davantage la série dans le réel, au détriment du jeu fictif présent dans le manga d’origine.
Une adaptation qui fait bien le café et donne envie de s’intéresser au manga, dispo chez Vega.

Et il y en a encore :
J’ajoute ces quelques mentions honorables de séries que je n’ai pas eu le temps de voir mais qui ont l’air prometteuses :
- Jaadugar: A Witch in Mongolia : l’autre bonbon visuel de l’été pour l’adaptation d’un grand manga porté par une grande réalisatrice, Naoko Yamada. J’ai loupé le timing pour m’y mettre mais dès que ma watchlist redescend, je vais corriger ça.
- The World is Dancing : je sais peu de choses sur son scénario mais visiblement côté danse, ça danse bien.
- THE GHOST IN THE SHELL : un remake plus complet et coloré que le film culte de Mamoru Oshii en proposant une adaptation plus fidèle du manga original.
- Draw this, then die! : des lycéennes très (très) (TRÈS) passionnées de manga (et de leur création). La vibe a l’air incroyable, le manga me faisait déjà de l’œil, il me tarde de m’y mettre.
Et cet automne ?
Je vous avoue qu’après deux saisons d’affilée à plus de 10 séries, je sature un peu et l’automne annoncé comme bien calme me semble parfait pour lever le pied (et rattraper tout ce qui doit l’être).
Il y a tout de même de belles curiosités que j’attends patiemment. À commencer par # I’m Looking for Zombie, comédie de…zombie par Katsuwo, auteur des géniaux et hilarants Mitsuboshi Colors et Hitoribocchi no Marumaruseikatsu. Très hâte de voir ce qu’il va proposer dans un cadre aussi apocalyptique, l’ayant connu jusque-là sur de la tranche de vie plus ordinaire. Très hâte aussi de découvrir Hello, I am a Witch and my Crush Wants me to Make a Love Potion!, par la même autrice que Remember Me dont j’avais beaucoup aimé le tome 1. Le titre est à rallonge mais j’aime la romance et les sorcières, donc go. Pour Les 7 Chevaliers du Royaume des Marronniers, c’est d’abord sa réputation qui attise ma curiosité, en espérant que la qualité de la production soit à la hauteur. Enfin, Uncle’s Obsession with Cute Things semble être pile le genre de comédie que j’apprécie.
Sans oublier les suites des Carnets de l’apothicaire et de Ramparts of Ice, ainsi que Cyberpunk Edgerunners. Bref, ce sera plus posé que les mois précédents, mais il y aura tout de même bien de quoi faire !




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